Copenhague: premier pas ou echec ?Peut on voir un demi-succés dans le sommet de copenhague23 décembre 2009
Le sommet de Copenhague devait être le "sommet" qui allait changer le monde. Tous les peuples étaient représentés pour définir un projet commun afin de lutter contre le réchauffement climatique. L'écologie: des avancées difficilesLe protocole de Kyoto, signé en 1997, définit le principe d'un engagement contraignant pour les pays développés qui devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % par rapport à 1990. Pour la première fois, on affirme qu'il est nécessaire d'organiser la diminution d'un paramètre lié à l'économie.Mais le protocole est d'emblée affaibli par les Etats-Unis qui ne le ratifie pas. La communauté internationale résiste, maintient le protocole à Bonn en juin 2001 et met en place ses modalités de fonctionnement à Marrakech en novembre 2001. La négociation se poursuit les années suivantes, alors que seule, parmi les pays développés, l'Union Européenne engage une réelle politique de réduction des émissions. Le protocole de Kyoto entre en vigueur en 2005. Début 2007, la publication du quatrième rapport du GIEC confirme la gravité du changement climatique. La limitation du réchauffement à 2°C si l'on veut éviter des dérives catastrophiques commence à s'imposer. Mais à Bali, en décembre 2007, tout semble bloqué. Les Etats-Unis refusant tout engagement, les pays émergeants s'alignent sur cette position. Les plus gros émetteur de gaz à effet de serre, reste les pays développés. Depuis le protocole de Kyoto, seul l'Europe a réussi à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre, Les Etats-Unis représentant toujours 25% des émissions. Kyoto avait annoncé des débuts difficiles pour la mise en place d'un projet commun et mondial. Les résultats du sommet de CopenhagueAprès des discussions difficiles et des avancées laborieuses, le sommet de Copenhague entérine l'objectif de limiter à 2°C le réchauffement et acte l'acceptation par les pays émergents d'actions de réduction de leurs émissions, à condition que ce soit sur une base volontaire.Si l'on considère que pour la première fois, un traité sur le climat et le réchauffement climatique est accepté par tous les pays, on peut y voir une avancée. Cependant le traité obtenu à Copenhague ne parle que d'élévation de température (il n'y a pas d'objectif sur les gaz à effet de serre) et se base sur le volontariat. Différents pays se sont d'ores et déjà engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, l'Europe doit continuer sur sa lancée, la Chine ( premier pollueur) quant à elle s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 à 45% d'ici à 2020.... par unité de production. C'est à dire que pour un objet produit, les émissions de gaz à effet de serre nécessaire à sa création seront réduites. Mais si la production est doublée, finalement la quantité d'émission de gaz à effet de serre produit au global aura augmenté. La Chine a choisi ses engagements car elle ne veut pas pénaliser sa croissance. Et peut on la blâmer, quand nous, pays développés, avons pollué pour la notre. Quoiqu'il en soit, un projet qui resterait en l'état, sans engagement et sans donnée mesurable par pays, serait difficile à mettre en oeuvre pour limiter le réchauffement à 2°C. Il faudrait également dans un projet global, permettre à des pays en phase de développement d'accéder à des moyens de productions d'énergie "propre". Il ne faut pas continuer à vendre à des pays aux moyens limités l'accès à des moyens de production utiles à tous. Il ne reste plus qu'à espérer que l'athmosphère politique se réchauffera plus vite que la notre ! source: le Monde - Hervé Kempf Laurent
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